Turath : Le patrimoine culturel immatériel, La Convention de 2003, 20 ans après !

Statut : Clos
Date limite de soumission des articles : 15/05/2024 Langues acceptées : Arabe, Français, Anglais
Argumentaire :
Plonger dans le patrimoine d’un peuple ou d’un pays, c’est aller dans les profondeurs de son
histoire vécue, la façon d’être et la façon de faire de ces Anciens.
La ratification de la Convention 2003 de l’Unesco sur le patrimoine culturel immatériel (PCI) par
les États a créé un réel engouement autour du sujet, car elle répond tout à fait à ce besoin d’identifier
nos pratiques, reconnaître et valoriser celles de nos ancêtres. Tous les États se sont empressés de
classer des éléments de leurs pratiques, savoirs et savoir-faire et ont œuvré pour former des experts
qui puissent identifier, inventorier, sauvegarder leur patrimoine.
Les méthodes se sont multipliées et les listes aussi : liste représentative, liste commune, liste de
sauvegarde urgente, registre de bonnes pratiques...
La liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité s'organise autour d’un
élément choisi par un État et qui voudrait le faire connaître. Un élément peut aussi être proposé par
plusieurs États qui le partagent.
Il y a aussi la liste de sauvegarde urgente qui nécessite un plan de sauvegarde particulier.
Et le registre des bonnes pratiques de sauvegarde qui permet aux États, aux communautés et autres
parties prenantes de partager des expériences de sauvegarde réussies et des modèles à démultiplier en
répondant aux questions suivantes : comment ils ont pu relever les défis rencontrés au cours de la
transmission de leur patrimoine, et comment telles pratiques ou telles connaissances ont été
transmises de génération en génération ?
Dans tous les cas, il faut que l’élément soit constitutif du patrimoine de l’État qui le propose,
reconnu par ses détenteurs et approuvé par les groupes et les individus à qui il aura été largement
soumis. Ceux-là mêmes qui doivent prendre conscience de son importance et exprimer leur
consentement libre, préalable et éclairé sur la nécessité de le sauvegarder, et favoriser le dialogue
autour de cette sauvegarde en général et autour de la diversité culturelle dans le monde, témoins de
la créativité humaine.
Toutes ces méthodes et approches sont des leçons et modèles utiles qui peuvent être adaptés à
d’autres situations, y compris celles des pays en développement.
La Convention évolue et propose à chaque fois des outils nouveaux pour se rapprocher au mieux
des problématiques de développement. En 2008, il y avait à peine 90 pratiques inscrites,
anciennement appelées « chefs-d'œuvre de l’humanité ». En 2022, on compte 676 éléments,
correspondant à 5 régions sur 140 pays.
A l’occasion du 20ème anniversaire de la Convention de 2003, la revue Turath propose un numéro
thématique sur les pratiques de la Convention dans les États arabes.
Axes thématiques :
- Un état de lieux sur les éléments inscrits.
- Un élément (inscrit ou pas) en particulier représentatif de la culture populaire.
- Le patrimoine et la participation féminine.
- Les inventaires du PCI : méthodes d’approche et réalisations.
Informations utiles :
* D’autres thèmes peuvent aussi être proposés.
La date limite de réception des articles, avec le résumé est le 15 mai 2024.
Les règles de publication scientifique doivent être respectées et l’article doit être rédigé selon le
Template proposé sur la plateforme des revues algériennes disponible via le lien :
https://www.asjp.cerist.dz/en/PresentationRevue/920
Pour toute information, veuillez nous contacter sur l’e-mail du secrétariat de la revue :
turath@crasc.dz